La CIA et l'armée américaine s'intéressent t-elles au paranormal? Le fantasme de tuer à distance par le contrôle des individus est récurrent. Jon Ronson, un journaliste aurait recueilli le témoignage d'un ancien employé de l'armée américaine qui assure avoir tué une chèvre en la fixant du regard un peu trop longtemps.
On parlait déjà à la fin des années 60 d'une opération "MK-Ultra"sur le contrôle mental grâce au surnaturel, le paranormal, la magie noire et la démonologie. Le Dr Gottlieb,( inspiré des recherches du Dr. Delgado, scientifique espagnol en relation avec Franco et l'extrême-droite, qui aurait mis au point le Stimoceiver, premier implant cérébral avec télécommande), y travaillait à faire de l'homme une marionnette.
Selon, Ronson, après le 11 septembre, des forces spéciales basées à Arlington en Virginie se sont livrées à des expériences très exotiques pour découvrir comment tuer un homme à distance par la pensée. Un bâtiment désaffecté abritait une centaine de chèvres aux pattes entravées et aux cordes vocales coupées (pour qu'elles n'attirent pas l'attention). Le but aurait été de vérifier si des soldats ne pouvaient pas arrêter le cœur d'une chèvre à distance juste en la regardant. En tentant d'interroger certains membres, le nom d'Echannis, un vétéran du Vietnam adepte d'arts martiaux, est revenu souvent. Ce héros serait, selon les dires, capable de tuer un humain par la seule force de son "chi". Un des témoins affirme qu'une des chèvres est morte. Le responsable, serait un civil, Guy Savelli, un spécialiste en arts martiaux et en Kun Tao. Interrogé par Ronson, il aurait admis avec une certaine gêne, avoir participé à l'opération «Goat Lab» et être celui qui était parvenu à tuer une chèvre par le regard. Au téléphone Ronson lui aurait demandé : «Je suppose que vous ne pratiquez plus cette technique aujourd'hui ?» «Non, je le fais encore» aurait répondu Savelli : «La semaine dernière, j'ai tué mon hamster».
Ces rumeurs font l'objet d'un film avec George clooney en hypnotiseur de chèvres, qui sortira bientôt.
Dans le drôlissime Guide du voyageur galactique, De Douglas Adams, un écrivain proche des Monty-Python, un humain tente à l'aide de robots de saisir le sens de la vie et se retrouve dans une absurdité totale. Un super-ordinateur , Pensées Profondes, essaie de calculer la réponse à la Grande Question sur
la Vie, l'Univers et le Reste. Après sept millions et demi d'années à
réfléchir à la question, Pensées Profondes fournit enfin la réponse : 42.
« Quarante-deux ! cria Loonquawl. Et c'est tout ce que t'as à nous montrer au bout de sept millions et demi d'années de boulot ?
— J'ai vérifié très soigneusement, dit l'ordinateur, et c'est
incontestablement la réponse exacte. Je crois que le problème, pour
être tout à fait franc avec vous, est que vous n'avez jamais vraiment
bien saisi la question. »
Dans le second tome, il est dit que d'après une théorie, le jour où quelqu'un découvrira exactement à
quoi sert l'Univers et pourquoi il est là, ledit Univers disparaîtra
sur-le-champ pour se voir remplacé par quelque chose de
considérablement plus bizarre et inexplicable.
Selon une autre théorie, la chose se serait en fait déjà produite.
Dans le troisième tome, un robot dépressif nommé Marvin, évoque l'absurdité de chercher la grande question:
« …Je suis — c'est une très grossière approximation — trente
milliards de fois plus intelligent que vous [dit Marvin]. Laissez-moi
vous fournir un exemple. Pensez à un chiffre, n'importe lequel.
Qu'on veuille favoriser par tous les moyens la préventions de maladies par le biais génétique, peut être louable. Mais quelles raisons poussent Google à s'insérer dans un projet d'indexation génétique de l'humanité? Sieur Dominique Wolton affirmait un jour, qu'une fois qu'on aurait numérisé tout ce qu'il est possible de numériser, la folie Internet cesserait. Soit. Mais avait-il prévu le référencement des ADN humains par le dieu Google? C'est à ce jour le plus grand projet scientifique de séquençage au monde du génome humain pour trouver de nouveaux traitements contre diverses maladies. Google va financer ce projet mené par des scientifiques d'Harvard grâce à l'analyse de l'ADN de 100 000 personnes. D'après la chaîne Bloomberg, ce groupe de scientifiques commencera dans un premier temps à analyser l'ADN sur une série de 1000 personnes. Le cout engendré par cette première analyse d'ADN humain s'élèverait à 50 millions de dollars. Plus encore, Google a déjà investit dans la société 23andme ($3,9 millions dans le capital de 23andme au mois de mai dernier), tenue par Anne Wojcicki, la femme d'un des fondateurs de Google (tiens tiens...), qui propose un kit d'analyse de votre ADN pour $999 et engage une analyse complète du matériel génétique. 23andme fournira à ses clients leur histoire génétique et des indications sur les risques de telle ou telle maladie génétique, ou bien des maladies cardio-vasculaires.
C'est en écoutant David Axelrod, que je me suis aperçu que Dj Shadow ou Unkle et toute la branche TripHop/Abstract Hip Hop, n'avaient rien inventé. C'est d'ailleurs Dj Shadow qui a convaincu Axelrod de signer sur le label electro, Mo'Wax pour un nouvel album. Tout a été repris à ce compositeur-producteur funk/soul né en 1936 et qui favorisa les signatures de chanteurs noirs par les labels. Présenté comme un visionnaire injustement resté dans l'ombre, Axelrod est fin connaisseur de jazz et de musique classique, deux mondes qu'il essaiera de relier. Il s'essaie à des fusions improbables mais en avance sur leur temps. Il compose pour le groupe "electric prunes", dans les années 70, un album mélangeant des messes lithurgiques sur du rock psychédélique (Kyrie Eleison repris dans le film "Easy rider"). Auparavant, en 1963 il avait rejoint Capitol Records et poussait le label à promouvoir les artistes noirs. Il produit l'album Live At the Club (1967) de Cannonball Adderley, incluant l'un des plus grands succès du jazz de l'époque, "Mercy, Mercy, Mercy". Il produit ensuite ses propres albums, dont Song of Innocence (1968) et Songs Of Experience (1969), un hommage à l'oeuvre de William Blake. Depuis, des samples apparaissent un peu partout : Dj Shadow, Laurynn Hill, Dr Dre et bien d'autres lui doivent une grande partie de leur reconnaissance. Le nom du groupe Unkle est
d'ailleurs un hommage à la série
télévisée 'the man from
u.n.c.l.e.' incarnée par David McCallum, auteur d'un album
produit par Axelrod. Enfin, on trouve deux morceaux de ce visionnaire en bande-son dans le jeu vidéo GTA IV, aux côtés de Philip Glass, Aphex Twin et Fela Kuti ...
C'est ce qu'on appelle transcender les contraintes : un groupe de musiciens britanniques, Get Out Clause, a eu une idée révolutionnaire pour tourner son propre clip alors qu'il n'avait pas d'argent. Il s'agit d'utiliser les caméras de vidéosurveillance qui grouillent dans les rues britanniques, puis réclamer les images, puisque cela est permis par la loi sur la liberté d'information.
La chaîne Sky News rapporte le fait que les membres du groupe ont utilisé les caméras couvrant Manchester, pour filmer le clip devant accompagner la sortie de leur dernier single. Après avoir pavané devant 80 caméras, ils ont réclamé les images aux entreprises gérant ces caméras, pour "produire quelque chose de bien et pas cher à faire". La récupération des enregistrementss'est avérée parfois difficile compte tenu du manque de coopération de certains agents de sécurité, du fait que certaines caméras étaient factices.
Selon les évangiles de Matthieu, Marc et Jean , les disciples de Jésus étaient au bord du lac de Tibériade lorsque Jésus a marché sur l'eau, jusqu'aux hommes, effrayés et croyant apercevoir un fantôme. Mais Doron Nof, océanographe d'origine israélienne à l'Université de l'Etat de Florideun, croit plutôt qu'il a marché sur une couche de glace difficilement visible.
Une conjugaison atypique de conditions marines et atmosphériques dans la mer de Galilée, ou lac de Tibériade, il y a 2.000 ans pourrait fournir une explication scientifique à ce miracle biblique. Après l'étude des températures de la Méditerranée grâce à la récolte de coquillages et de restes d'animaux, il explique qu'une plaque de glace formée sur ce lac d'eau douce aurait été difficile à distinguer, selon Doron Nof. Selon ces données, les températures ont suffisamment baissé il y a 2.500 ans et 1.500 ans pour que de la glace se forme. Gelant à des températures plus basses, l'eau salée aurait empêché de distinguer les plaques de glace d'eau douce ainsi formées. "Cette théorie me laisse de glace", a ironisé Darrell Bock, auteur de "Breaking Da Vinci Code" ("Démonter le Da Vinci Code"), livre défendant les croyances chrétiennes traditionnelles.
Des recherches ont conduit les artistes russes Vitali Komar et Alex Melamid, anciens membres actifs du Sots Art (sorte de pop art russe qui leur valut l'expulsion du territoire soviétique), ainsi que David Soldier a élaborer un projet qui rejoint les travaux d'un John Cage avec son morceau "4,33" : il s'agit de créer la chanson la plus ennuyeuse de tous les temps. Après des recherches sur les chansons préférées des gens ainsi que leurs sujets de paroles favoris, ils tentèrent de combiner leur travail en un monstrueux single ("the most unwanted music"), au son déplaisant pour un maximum de personnes, à base de dissonance et de niaiserie. On y décerne du banjo, des chœurs d'enfants, des tubas, et bien d'autres choses pour aboutir à un résultat étonnant... Voici un extrait mais l'originale dure 20 minutes!
Samedi 19 avril :TF1 fait un reportage sur le musée de l'informatique à la défense. Le journaliste en profite pour conter une anecdote très connue sur le premier "bug" et sur l'origine du terme informatique. Le premier cas documenté de "Bug informatique" concernerait un papillon de nuit (mite) coincé dans le relais 70 du panneau F du "Mark II Aiken Relay Calculator" (autre dénomination de l'ordinateur électro-mécanique Harvard Mark II) alors qu'il était testé le 9 septembre 1947. Grace Hopper colla l'insecte (bug en anglais) dans le journal de laboratoire sous le titre "First actual case of bug being found" (premier cas effectif de "bug" à être trouvé). Les opérateurs auraient réutilisé alors le mot "bug" en disant qu'ils avaient "débuggé" la machine. Cependant le fait que l'histoire de cet insecte provoquant une panne (reprise dans le film Brazil comme cause d'une crise mondiale) soit à l'origine du terme, est totalement erronée. Si le rapport de Grace Hopper se concluait par : « c'est le premier cas réel de bug à avoir été trouvé », il s'agissait d'une remarque ironique, attestant que le sens du mot (bug comme panne) était antérieur à l'anecdote. Hopper affirmera plus tard que le terme était en usage chez les spécialistes du radar durant la seconde guerre mondiale. On trouve dans l'ouvrage « Hawkin's new catechism of electricity » de 1896 la définition suivante : « le terme de bug est utilisé pour désigner tout problème ou erreur dans le fonctionnement d'un appareil électrique ».
L'origine réelle du mot remonterait aux débuts du télégraphe électrique : un appareil d'émission ( un clavier Vibroplex ) avait comme logo un scarabée et introduisait de nombreuses perturbations en ligne en cas de mauvaise utilisation. Les débutants utilisant « l'insecte » causaient donc des problèmes, d'où la réutilisation du terme "bug".
Radiohead propose sur Itunes de télécharger 5 pistes d'enregistrement de leur chanson "Nude", pour en faire un remix. Il est ensuite possible d'envoyer le travail sur le site du groupe. Les auditeurs votent pour leur remix préféré. En écoutant les mixs qui capitalisent le plus de votes, il est à noter que les grands gagnants méritent amplement leur place en haut du classement, tant leur capacité à s'approprier la musique du groupe est grande. A ce jour il y a 1400 remixes sur le site : http://www.radioheadremix.com/
" Maitre, combien faut-il d'années pour atteindre l'illumination? - Environ 30 ans. - Quoi, si longtemps ? mais je suis pressé ! - Alors dans ton cas, il faut compter au moins 50 ans ! "
L'ascète poursuit ce que les autres fuient : le manque. En faisant le choix d'une vie de solitude et de recueillement hors du monde, nombreux se sont cependant demandés si la véritable sagesse ne résidait pas dans le fait de pouvoir se mêler à la vie populaire et ne pas en être affecté. Auquel cas celui qui se retire du monde pour ne pas en être affecté craint surtout que son ego soit tenté par des pulsions en tout genre.Il serait alors un sage à un moindre degré. Concernons trois points : 1 . Le travail sur Soi : certains bouddhistes sont formels. Au début de son périple,l'apprenti-moine doit d'abord s'isoler, car il n'aura pas la force de lutter, s'il côtoie un environnement régi par les passions et les désirs. S'il est assez fort il pourra revenir ensuite au milieu du commun des mortels. Il s'agit d'abord d'être une communauté (la Sangha) et d'agir conformément sur le monde. (Le bouddha lui même n'a pas choisi de s'isoler jusqu'à sa mort). 2. La possibilité d'une vie de famille : Pour Zénon, le fondateur du stoïcisme, le sage, conformément à la nature, aura femme et enfants ; mais sans les considérer comme siens : il en prend soin comme d'êtres naturels, à la fois précieux et fragiles, mais pouvant à tout moment lui être enlevés. La difficulté est de ne pas croire que ma femme ou mon enfants m‘appartiennent. 3 . Les passions et les désirs : Pour Platon, la seule façon de devenir maître du plaisir, c'est d'en accepter les caresses pour apprendre à le dompter. Le vrai sage est celui qui goûte sans succomber, qui domine en aimant, qui cueille le plaisir parce qu'il sait lui résister. Mais pires sont ceux qui passent leur vie à les éviter. Car celui qui ignore tout de la douleur, se fait surprendre par elle : être esclave du plaisir ou bien le fuir, affectent l'ego de la même manière.
Mathieu Ricard, porte-parole français du Dalaï-Lama, utilise la métaphore du miroir pour illustrer la force du sage qui peut se fondre en société sans souffrir des attraits: le miroir reflète à chaque instant tout ce qui se présente à lui sans être affecté par une quelconque impression : le beau comme le laid, le miroir ne garde rien en lui, il n'est pas touché/affecté par une impression quelconque. Il ne s'agit pas d'être une machine insensible et nihiliste, mais au contraire d'éprouver une compassion illimitée et désintéressée, par delà bien et mal.
A SCENE AT THE SEA est un film japonais de Takeshi Kitano, sorti en 1991. C'est le rédacteur-cinéphile Léonard Haddad qui le résume le mieux: « une exploration sur la durée des moments de creux et de pause qui illuminent chacun de ses autres films.» Un jeune éboueur sourd-muet se découvre une passion pour le surf après être tombé sur une vieille planche abandonnée parmi des ordures. Sous le regard de Takako, qui l'accompagne à la plage, il va au fur et à mesure se consacrer entièrement à sa
nouvelle passion. Il ne se passe pas grand chose durant cette oeuvre purement contemplative, où le silence et l'humilité libèrent l'émotion au travers de regards, de sourires, de postures. La musique de Joe Hisaichi y est sans doute pour beaucoup dans l'ambiance poétique, ainsi que la place centrale de la mer énigmatique. Des plans panoramiques obsédants marqués par l'horizontalité de la mer et du rivage communiquent une zénitude qui se passe de dialogues.
"La mer que vous voyez sur l'affiche est très belle, mais il se trouve qu'au Japon, elle est partout polluée. Dans les yeux de ces sourds-muets, la mer est plus belle qu'elle n'est dans la réalité. De même que les aveugles ont une oreille musicale plus forte que la moyenne, j'ai pensé que si mes personnages n'entendaient pas, ils développeraient le sens de la vue qui leur permettrait de voir des choses que nous ne voyons pas" Kitano.
Dans un ouvrage qui circule à Hong-Kong, Stèles rouges, l'écrivain Zheng Yi raconte comment, lors d'une enquête dans la province de Guangxi, il découvrit de nombreux cas de cannibalisme qui ont eu lieu durant la révolution culturelle. “On parle rarement de ce qui arriva en Chine en 1968, en pleine révolution culturelle. Des étudiants du Guangxi ont mangé leur professeur, et le cannibalisme politique est devenu une expression admissible de la cruauté révolutionnaire. Des hommes étaient découpés vivants, on organisait des festins de chair humaine rituels auxquels chaque camarade se devait de prendre part” (Zheng Yi: Scarlett Memorial, Tales of cannibalism in modern China, 1996; trad. Stèles rouges, du totalitarisme au cannibalisme, éd. Bleu de Chine, 1999, cit. in Thérèse Delpech, L'ensauvagement, Grasset 2005 et Mao Tsé-Toung, Fayard, 2005). Déjà en 1928 les habitants d'un village Drapeau rouge témoignaient de l'arrivée des premiers « Soviets » chinois, dirigés par Peng Pai…un régime de « terreur démocratique » où le peuple entier aurait été invité aux procès publics des « contre-révolutionnaires » pendant que les Gardes rouges découpaient des victimes en morceaux, que parfois ils cuisaient et mangeaient, ou faisaient manger à sa famille. Cette fascination du cannibalisme de vengeance, qu'on retrouvera au Cambodge de Pol Pot, est un archétype largement répandu en Asie orientale (et dans le monde bien sûr), apparu souvent aux moments paroxystiques de l'histoire (la période de famine maoiste, par exemple).
Zakir Hussain est certainement le plus grand joueur de Tablas
actuel. Il fait sa première tournée à dix-huit ans, auprès de Ravi Shankar,
remplaçant alors son père souffrant, Alla Rakha, tablaïste lui-aussi, disparu
le 7 février 2000. Il y rencontre The Grateful Dead, et en 1974, se
joint au guitariste américain John McLaughlin pour former Shakti. Il
enchaine les projets et signe même certaines musiques du film d'Apocalypse
Now.
En 1987, son premier album solo, Making Music, fut
reconnu comme l'un des plus beaux albums de fusion entre musiques d'orient et
d'occident jamais réalisés. Making music est en collaboration avec le guitariste
John McLaughlin, le saxophoniste Jan Garbarek et surtout l'un des musiciens
indiens les plus populaires : Hariprasad
Chaurasia, un virtuose du bansurî, la flûte
classique en bambou de l'Inde du nord.
Zakir Hussain est particulièrement extraordinaire lorsqu'il
joue avec Ustad Sultan Khan, un joueur de sarangi (une vielle indienne) découvert
alors qu'il faisait la musique des films de Bollywood.
Qui ne s'est pas ennuyé à mourir en visitant une cathédrale lors d'un voyage scolaire? Nag-Hammadi vous propose de tenter une visite à la cathédrale de Chartres en tenant compte de son histoire et de ses légendes...
Jusqu'au XVIIIe siècle, on dit que les pèlerins qui se rendaient à Chartres observaient un rite mystérieux qui n'avait rien de chrétien. Après avoir assisté à la messe, ils passaient par un passage situé au nord de l'église, et descendaient dans une crypte souterraine. Ils y adoraient en silence une statue d'ébène, Notre-Dame-de-Sous-Terre, une vierge noire. On pouvait y lire l'inscription latine : Virgini pariturae (La Vierge devant enfanter). Certains sites, comme Chartres ou Le Puy, étant des centres druidiques de premier ordre, où les fidèles rendaient déjà hommage à des Vierges noires très anciennes, de nombreux pseudo-historiens ont supposé précipitamment un culte druidique encore vivace dans la crypte. S'il est attesté que les tribus celtes des environs de Chartres adoraient Belisama, la Vierge noire, dont le nom signifie « la très brillante », il est difficile de savoir si la vierge issue de la cathédrale avait un sens druidique. Dans tous les cas les statues des vierges noires témoignent d'un symbolisme plus ancien que celui de la mère du Christ. Une Madone noire représentait à l'origine une déesse de la Fertilité, très largement antérieure au christianisme et répandue de l'Egypte (Isis) à la Perse ( Astarté, Lilith et toute la clique des déesses féminines ). Concernant la vierge noire de Chartres, retenons toutefois que les Carnutes, ancien peuple gaulois du bassin parisien, vouaient déjà un culte antique à une Notre-Dame, dans un puits sacré de plusieurs mètres. Si bien que les amateurs de légendes pensent que la crypte de la cathédrale de Chartres aurait été construite au-dessus du puits sacré. Une seconde légende relate que des évangélistes auraient découvert à Chartres des druides qui vénéraient une Vierge prêt d'enfanter. Certains en déduisent abusivement que la cathédrale a été construite sur un lieu où se réunissaient les druides.
Pour une visite virtuelle de la Crypte de Chartres: http://www.lejourduseigneur.com/chartres/12.htm
Une modeste question peut avoir des répercutions sur l'avenir de l'humanité. Aujourd'hui il convient de résoudre cette énigme : pourquoi la pierre qui tombe dans l'eau fait-elle parfois "plouf" et parfois "plop"? Ou celle-ci : "comment le bruit du caillou améliore t-il la guerre?". Des chercheurs français montrent que la vitesse d'impact du caillou doit dépasser
un certain seuil pour que l'on entende un "plouf". Mais le bruit
dépend surtout de la surface du caillou et pas de la taille du caillou, comme on peut le croire (te voilà ô lecteur, assailli de doutes sur la réalité des phénomènes...)
Une bille hydrophile (qui attire l'eau), par exemple une bille de verre
parfaitement polie, ne fait qu'un petit "plop", même à une grande
vitesse, alors qu'une bille hydrophobe (qui repousse l'eau), par
exemple une bille recouverte d'un revêtement de silane de quelques
nanomètres d'épaisseur, produit un gros "plouf" quelle que soit la
vitesse d'impact. Ces recherches sur les Plop et les Plouf sont essentielles pour l'armée qui compte les appliquer à l'utilisation des torpilles de mer et leur impact dans l'eau. Textuellement, le but est de créer davantage de torpilles "plop" plutôt que des torpilles "plouf".
Dans le cadre de son étude pour savoir si les canards font coin-coin de la même manière dans le
monde entier,
Victoria de Rijke, maître-assistante à l'université du Middlesex a comparé les canards urbains du centre de Londres à ceux, plus ruraux, des Cornouailles. Selon la chercheuse, "Il y a des différences précises entre eux: les canards de Londres sont plus bruyants, les canards cornouaillais plus calmes". Le canard citadin, pour se faire entendre au milieu des bruits de la ville doit faire coin-coin plus fort, alors que le canard rural, plus apaisé de part son environnement, a un son moins puissant. Victoria de Rijke tente même de prouver que les canards utilisent des dialectes régionaux pour cancaner. "Les canards londoniens subissent la vie stressante de la ville, et ils
doivent concurrencer beaucoup de bruits tels que des sirènes, des
klaxons, des avions et des trains", selon cette universitaire.
Les "accents" des canards semblent imiter ceux
des humains dans leurs régions d'origine, selon Mme de Rijke. Quand les
canards londoniens ont tendance à user de sons courts et plus
gutturaux, ceux de Cornouailles ont des sons ouverts et étirés. Nag-Hammadi pose alors la question qui risque d'ébranler la chrétienté : si le canard fut lui aussi victime de la dispersion des langues durant l'épisode de la tour de Babel, quel crime atroce avait-il donc commis? Le canard se voulait-il l'égal de Dieu?
Une bonne culture musicale se doit d'appréhender les formes
et les courants du monde entier. Aujourd'hui parlons du « metal algérien »,
pour bousculer les préjugés et les idées, un phénomène qui fermente au sein d'une
génération de jeunes de moins de 25 ans qui compose les 60% de la population
algérienne, dont un nombre énorme sont au chômage. …
Voici un petit florilège des groupes métalleux qui font
vibrer l'Algérie :
Le premier groupe métal à s'imposer au public lycéen et
étudiant a été Neanderthalia, fondé le 26 décembre 1993 à Alger.
Autre groupe mythique :
Atakor. Très influencé par le blues, le jazz et les musiques traditionnelles
algériennes, ce groupe s'est formé en 96 sous l'impulsion de son chanteur,
Salem, à l'époque même où les massacres font rage.
IneartH, une formation algéroise de black-death aux
influences thrash. Elle cartonnera au festival Algerian underground metal Sign en 2007.
Litham : un groupe de Death Metal qui a même fait une
tournée en Belgique. Le « Litham » est le voile dont les nomades sahariens se
servent pour couvrir leurs visages face aux impitoyables tempêtes du désert.
Radhj : groupe death metal qui a participé en 2006 au
festival Metalger.
Le 8 mai 2005, le journal jordanien "Al Ghad" a attaqué le métal nord-africain. Lelahel, très active association métal algérienne, contre-attaque : "nous devons réagir pour le métal algérien, et même pour l'existence du métal en Afrique du Nord.
Ne laissons pas ces médias nous taxer de « satanistes » ou autre. Nous
devons faire face à ces ignorants qui sont un réel danger pour nous et
pour l'existence du métal en Algérie."
Printemps, été, automne, Hiver…et printemps est un film
sud-coréen réalisé en 2003 par Kim Ki-Duk, tourné sur le site du lac de Jusan.
Un vieux moine zen y partage sa solitude avec un enfant dans
un temple situé au milieu d'un lac entouré de montagnes. Le cycle des saisons
accompagne les étapes de la vie du maître et de son jeune disciple.
Au printemps, le jeune enfant perd son innocence : s'amusant
à attacher une pierre à un poisson, une grenouille, puis un serpent. Il se
réveille un jour avec un rocher sur le dos, attaché par son maître. Le maître
lui demande s'il souffre autant que le poisson, la grenouille ou le serpent. Le
moine lui ordonne de retrouver ces trois animaux. « Si un seul est mort,
tu porteras cette pierre dans ton cœur toute ta vie. »
En été, l'enfant devenu adolescent connaît la passion qui peut
consumer l'esprit et les sens. En automne, il découvre la jalousie et ses
pulsions. En hiver viennent la rédemption spirituelle et corporelle puis
l'expérience. Quand le printemps est de retour, le disciple est devenu un
maître à son tour : c'est le temps de la sagesse et de la transmission.
Tourné au fil du temps et des saisons, le film raconte la
perte de l'innocence, le désir charnel, la passion meurtrière, la rédemption et
l'éternel recommencement.
Le réalisateur a vécu lui-même dans un monastère pendant
deux ans et s'est passionné pour la peinture ce qui explique la beauté contemplative
des paysages. Le film regorge de symboliques bouddhistes. Ainsi le moine
possède à chaque saison un animal différent : 1er printemps : chien /
été : coq / automne : chat / hiver : serpent / 2e printemps :
tortue. C'est la queue du chat qui servira d'ailleurs au moine de pinceau pour
écrire un mantra sur le sol du ponton. Autre symbolique forte : chaque porte est posée au
hasard dans un endroit qu'aucun mur ne soutient. On peut ou les traverser, par
signe de sagesse, ou choisir de passer à côté ce qui symbolisera une
transgression.
Le groupe canadien Broken social scene, fondé à
Toronto en 1999, est un merveilleux bordel… dans tous les sens du terme. Tout d'abord
parce que l'absence de formatage le pousse vers des alliages sonores
incohérents/cohérents. Et puis parce qu'on ignore qui fait quoi : chacun
change d'instrument, l'échange avec son voisin, fait sa petite popotte…Enfin,
on ne compte plus le nombre de participants aux albums et aux concerts tant ils
sont nombreux (une vingtaine de membres). Viennent s'inviter des artistes comme
Jason Collett, Feist, Emily Haines (Metric) ou Amy Millian (Stars)
D'années en années, Broken Social Scene propose à
d'autres musiciens de participer aux concerts et finit par devenir une
super-formation. Eclectique et expérimental, l'album You forgot it in People,
sorti en 2002, reçoit notamment la récompense canadienne du Meilleur album
alternatif de l'année. L'album Broken Social Scene (octobre 2005) multiplie
les couches de guitares, les chœurs, les cuivres, les claviers et les
percussions semblant être jetées au hasard sur la mélodie : un son dense,
long en bouche, qui demande plusieurs écoutes. L'album rafle une fois encore le
Juno Award pour le meilleur album alternatif de l'année.
Pour préparer son périple ibérique, Nag-Hammadi revient sur
une petite bourgade sympathique et quelques anecdotes.
Lisbonne reçoit le nom de Al-Isbunah, par ses conquérants arabes en 711,
sous le gouvernement desquels la ville a prospéré. La ville abrita une
population diverse où les chrétiens parlaient le mozarabe, et étaient libres de
pratiquer leur religion ainsi que les juifs (outre un petit impôt à payer, mais
c'est un signe de tolérance par rapport à certains pays islamistes d'aujourd'hui)
et où les Saqalibas, les
slaves anciennement esclaves en Afrique, pouvaient vivre librement. Lisbonne, plus
ancienne que Rome, fut ensuite un point de rencontre entre Orient, les Indes,
l'Afrique et l'Amérique.
Aujourd'hui encore, on entendra le long d'une promenade, des
langues comme le chinois cantonais, le créole cap-verdien, le guyaratí, ou le
portugais avec accent mozambicain ou brésilien. La nuit lisbonnaise est elle aussi
multiple. Un dîner avec fado peut être suivi par un spectacle d'opéra dans le
São Carlos, ou un concert de rock dans le Coliseu dos Recreios.
Pour ces quelques déplacements nocturnes, le métro est un
des plus intéressants et beaux d'Europe, avec celui de Paris et celui de Moscou,
par la décoration et l'exposition de ses gares. Niveau sécurité, pas de soucis,
Lisbonne est une des capitales les plus sûres d'Europe et le Portugal fait
toujours état d'un taux de criminalité bas (la répression accrue, sans doute).
Pour quelques achats dans les rues marchandes, sachez que les commerçants sont encore
regroupés selon les articles vendus, selon un souhait architectural du Marquis
de Pombal en 1755 (rua do Ouro, da Prata, dos Sapateiros, dos Douradores…).
La grande place du quartier, le Rossio, était celle des
chapeliers. Jusque dans les années 1960, la bienséance impose de marcher dans
la rue en portant un chapeau. C'est pourquoi la vitrine du chapelier Azevedo
Rua très prisé affiche une grande nostalgie.
Quant au port, on sait qu'il est l'un des plus importants d'Europe.
Pour preuve, une récente affaire de mélange « cocaïne et poulpe congelé »
(janvier 2008) : la police portugaise a saisi dans le port, 9 tonnes de
cocaïne "liquéfiée et congelée" dans un chargement de poulpe en
provenance du Venezuela : une équipe détonante de portugais et colombiens
a été démantelée.
Chez les bouddhistes, il existe une montagne qui, si on en fait
108 fois le tour, permet d'atteindre le Nirvana. On l'appelle Kang Rinpoche
ou « Précieux Joyau des Neiges Glacées ».
Le sommet du Kaïlash, au Tibet, est sacré, déifié, nul n'est
autorisé à en escalader la cime. Pour l'honorer les fidèles accomplissent le kora
ou circumembulation, c'est-à-dire qu'ils en font le tour (en trois jours
environ) pour symboliser la roue de l'existence.
Le mont est une jonction du Tibet, du Népal, du Ladakh, du Bouthan,
de la Mongolie et de l'Inde. De plus, les quatre plus grands fleuves d'Asie
prennent naissance à proximité, puis s'orientent vers les quatre points
cardinaux en donnant la vie aux régions qu'ils traversent. Ainsi la Sutlej se
dirige vers l'ouest, l'Indus arrive du nord, le Brahmapoutre part vers l'est,
tandis que la Karnali s'oriente vers le sud et rejoint le Gange. Ce qui en fait
un lieu symbolique pour bon nombre de religions qui l'assimilent comme le centre du monde.
Les bouddhistes y voient la divine demeure de Demchog
Chakrasamvara, personnification de la compassion. Les hindous l'assimilent au
trône de Shiva. Les jaïns prétendent que Rishabha, ancêtre de leur lignée de
sages, y atteignit la libération, les bönpo, fidèles prébouddhiques
d'ascendance chamanique y voient l'échelle cosmique empruntée par leur Grand
Instructeur Miwo qui descendit enseigner sur terre.
Le "kora" s'effectue dans le sens du soleil pour
tous, à l'exception des dévots Bönpo qui circulent en sens inverse.
A proximité on y trouve le lac Thukpe Dzingbu ou "lac
de la compassion", contenant les cendres de Gandhi, et "la grotte aux
miracles" où méditait l'illustre
ascète Milarepa, le seul à avoir jamais gravi le sommet de la montagne sacrée.
A la suite d'un incident récent paru dans certains journaux africains il
convient de parler du koro, un syndrôme connu en Afrique et en Asie comme
« anxiété dûe à la rétractation du pénis » ou « vol de
pénis ». En lisant ces lignes, le lecteur constatera les ravages de ce
phénomène attribué tantôt à la psychiatrie, tantôt à la sorcellerie, et attesté
en Chine, Ghana, Bénin et Nigeria.
Gwagwalada (Nigeria), 31 janvier. Un chauffeur de moto-taxi mène de force un de ses clients au
commissariat : il l'accuse de lui avoir volé son pénis avec un pigeon
spirituel.
"J'ai conduit ce type à trois endroits différents. Sur
le chemin du retour aux environs de l'endroit où je l'avais pris en charge, il
a serré fort ses jambes contre moi et tout de suite je me suis senti mal et
faible. Alors je me suis arrêté tout de suite. J'ai regardé dans mon pantalon,
il n'y avait plus rien! ... Et le pigeon était devenu noir."
L'accusé s'insurge : « J'en ai déjà un, que voulez-vous que je fasse du
sien? Quant au pigeon, un religieux m'avait dit de le donner à un
miséreux. » L'union locale des transports
motocyclistes menace de traîner l'affaire en justice contre l'homme au pigeon
si le pénis n'était pas rendu dans 24 heures à son légitime propriétaire. La police recherche toujours l'objet du délit.
Des sorciers voleurs de phallus reflètent à la fois une peur
ancestrale, celle de voir disparaître ses parties génitales, mais aussi un
culte ancien chez les ethnies Yoruba, celui du « juju » :
le phallus y est porteur de pouvoir. Ainsi, en 2001, des sorciers vaudous
nigérians et vivant en Angleterre avaient jeté un enfant noir dans la Tamise,
la tête et les membres tranchés. Seules ses parties génitales étaient laissées intactes
selon un rite « juju ».
Depuis que mon professeur de philosophie de Terminale, m'a ouvert les portes de la spéculation (pour le meilleur et pour le pire), je me suis posé maintes questions : vaut-il mieux se couper le petit doigt ou manger une assiette de tiques? Peut-on passer une soirée avec Amélie Nothomb, Paulo Coehlo et Alexandre Jardin sans commettre un meurtre? Comment en arrive t-on à vénérer le Saint-prépuce? Mais aujourd'hui je paraphraserai le grand Camus : "Il n'y a qu'un problème philosophique vraiment sérieux...". Je veux parler de la question de la tartine qui tombe toujours du côté beurré. Sache noble internaute, qu'elle obéit à la loi de Murphy qui énonce ceci : "Si quelque chose peut se dérouler de travers, alors cela se produira." On peut par exemple coroller que si la planète peut exploser, alors elle explosera (ce qui suit les lois de l'entropie, mais aussi l'interdépendance des potentialités infinies chère au bouddhisme quantique, domaine breveté par moi-même. Tapez "bouddhisme quantique" sur un moteur de recherche et vous verrez que personne n'ose s'attaquer au sujet). Revenons à notre tartine, voulez-vous. Des scientifiques l'énoncent par des calculs incompréhensibles pour nous, à bases de théorèmes de Huygens, de calculs d'angles et de force d'inertie... Robert Matthews, lui, a démontré que dans un univers contenant des êtres verticaux tels que l'homme (assimilés à des cylindres de polymère), et dont les tables se situent à la moitié de sa taille, une tartine fera toujours un nombre impair de demi-tours lors de sa chute et tombera du côté beurré. C'est ainsi que la loi de Murphy a été nommée loi de l'enquiquinement maximal; en effet il y aurait des lois malicieuses dont l'unique finalité est de nous enquiquiner, comme une tartine tombant du côté beurré sur un tapis. (Dieu ne joue pas aux dés mais dieu se fend la poire...) La loi de Murphy connait bien des déclinaisons : Une variante est la loi de la droite cambodgienne : elle stipule que le chemin le plus court d'un point A à un point B est toujours miné.
Alors que j'essayais de contrer les arguments de mon maître Zaccharie (http://zeke.blog.mongenie.com/) sur les conséquences des actes, à l'aide de mon traité d'Introduction à la logique formelle de François Rivenc, celui-ci me tint a peu près cet apophtegme. Depuis je me le répète comme un mantra, me méfiant de conclusions trop abruptes sur le cours des évènements...
"Un jeune garçon dans un village reçoit un cheval pour son anniversaire. Tout le village est heureux: 'c'est formidable, il a un cheval!'. Alors le Sage dit: 'nous verrons'. Un an plus tard, le jeune garçon tombe de cheval et se casse une jambe. Tout le village est triste: 'Quel malheur, il s'est cassé la jambe!'. Alors le sage dit: 'nous verrons'.
Trois mois plus tard, la guerre est déclarée, et tous les hommes sont
mobilisés, sauf le jeune garçon, qui a sa jambe cassée. Tout le village
dit alors: 'quel bonheur, il va pouvoir rester parmi les siens'. Et le Sage dit: 'nous verrons'."
« Chacun est un artiste avec une branche, s'il sait
l'écouter " Noriko Onda, école Sogetsu.
Issu de la rencontre entre bouddhisme zen et shintoisme,
l'Ikebana ou voie des fleurs reflète, avec la calligraphie et l'instant
du thé, la communion avec la nature et la méditation propre à atteindre
l'essence des choses. Cet art de l'arrangement floral est l'un des cinq arts
traditionnels japonais. Son origine est le kyōka, l'offrande de fleurs dans les
temples bouddhistes, qui débuta au VIe siècle
en Chine.
Dame Sei Shonagon (10eme siècle) rivale de Murasaki Shikibu qui écrivit l'illustre Dit
du Genji, mentionne déjà dans le livre de l'oreiller (Makura no
soshi) la technique de piquage des fleurs.
Plus qu'un art, l'Ikebana exprime la philosophie de la
nature, un exercice métaphysique et méditatif pour capturer l'essence du monde :
observation de la nature, respect du changement, du rythme des saisons, du caractère
éphémère de toute chose, l'ikebana utilise l'esthétique zen dans la pureté de
son dépouillement. Il apporte avec la cérémonie du thé et autres moments
spirituels une communion entre vie et art, entre nature et esprit, entre
sérénité et simplicité, dans une compréhension qui dépasse les concepts. La façon de trier les fleurs, de choisir
les couleurs, de les agencer, de prendre en compte le vide entre elles, et les
effets d'ombre sont autant d'éléments qui mènent au calme intérieur et au
renoncement de soi. Les bouquets sont structurés selon une
asymétrie typiquement japonaise de la beauté et de la vérité : respect des
imperfections de la nature, qui se transcendent dans l'Ikebana pour
devenir LA beauté absolue.
" Connaître la théorie n'est pas le plus important
pour s'approcher de la "Voie des fleurs". L'Ikebana c'est d'abord
savoir regarder les plantes, les rencontrer pour de belles compositions.P our
cela il faut bien les observer et chercher le plus beau côté. Tout au long de
la pratique de composition florale, on essaiera de rentrer en contact avec les
fleurs et en faisant la conversation avec elles , on savourera cette rencontre
unique ».Noriko Onda